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Les observatoires magnétiques aujourd'hui

A partir de 1957

La création des premiers observatoires magnétiques permanents date de la fin du 19ème voir du début du 20ème siècle. Au moment de l’Année Géophysique Internationale (1957-1958), on dispose de près de 200 observatoires magnétiques permanents plus ou moins bien répartis à la surface de la Terre, les régions polaires et les domaines océaniques étant évidemment les moins bien couverts. La mise en commun des données recueillies en tous ces points, soit des mesures systématiques du champ magnétique terrestre en grandeur et direction et des enregistrements continus de ses variations temporelles,  sera l’un des apports majeurs de cette troisième Année Polaire et surtout sera à l’origine de notre connaissance actuelle de la structure profonde de la Terre, de son environnement et des relations Terre - Soleil.

Les observatoires du réseau INTERMAGNET

Les observatoires se sont peu à peu organisés au niveau national et international avec par exemple le réseau INTERMAGNET.

Pour faire partie du réseau INTERMAGNET, les observatoires doivent répondre aux critères suivants :

  • mesure vectorielle et scalaire du champ magnétique terrestre ;
  • échantillonnage des données : un point par minute ;
  • résolution de 0,1 nT (nanotesla) ;
  • détermination absolue des valeurs des éléments du champ magnétique : les dérives instrumentales sont contrôlées en effectuant régulièrement des mesures absolues, ces dérives doivent être inférieures à 5nT/an ;
  • formats d'enregistrement et de dissémination standardisés ;
  • transmission vers une base de données (GIN) dans un délai inférieur à 72h ;
  • donnée définitives fournies dans un délai de six mois après la fin de l'année.
Port-aux-Français

Ci-dessus, l'observatoire de Port-aux-Français (49°21'S - 70°16'E) abrite des mesures absolues, des variomètres et au fond, on devine le laboratoire de géophysique.

La localisation géographique des différents observatoires est indiquée ci-dessous avec les abréviations suivantes pour ceux fonctionnant sous la responsabilité de l'EOST : AMS pour Amsterdam, CZT pour Crozet, PAF pour Port-aux-Français et DRV pour Dumont d'Urville.

globe observatoires

Contribution des observatoires de l'EOST au réseau INTERMAGNET

Les observatoires subantarctiques de Crozet, Kerguelen et de l'île Amsterdam transmettent leurs données via le satellite METEOSAT.
L'observatoire antarctique installé en Terre Adélie transmet ses données par le satellite de télécommunication INMARSAT.

À Strasbourg, l'EOST reçoit, décode et vérifie les signaux.
Les données provenant de Terre Adélie sont automatiquement traitée et envoyées aux GIN's européen via internet.

Instrumentation des observatoires de l'EOST

Mesures absolues :

  • déclinomètre - inclinomètre à vanne de flux (mesure des composantes)
  • magnétomètre à protons (mesure du champ total).

Enregistrement des variations du champ magnétique terrestre :

  • variomètre triaxial à vanne de flux
  • magnétomètre à effet Overhauser
  • dispositif d'acquisition numérique sur PC
  • balise de transmission de données par satellite.

Étudié et construit par l'EOST, le D-I MAG88 est adopté comme appareil de référence des observatoires magnétiques français.

DI MAG88