Les sismomètres Galitzine ont été diffusés dans de nombreuses stations d’observation européennes.
Trois d’entre eux sont installés et fonctionnent à la station de Strasbourg entre 1910 et 1975. Deux sismomètres horizontaux et un vertical permettant l’enregistrement des trois composantes du mouvement du sol sont accompagnés d’un galvanomètre à cadre mobile et d’un enregistrement photographique.
Le prince Galizine a également introduit l’enregistrement galvanométrique. Il s’agit d’une méthode d’enregistrement d’un signal électrique à l’aide d’un galvanomètre, c’est-à-dire un appareil capable de détecter et mesurer de très faibles courants électriques. Dans le cas des sismomètres Galitzine, le principe est le suivant : le mouvement du sol fait bouger la masse du sismomètre ; ce mouvement produit un faible courant électrique qui est envoyé vers un galvanomètre qui transforme ce signal électrique en mouvement mécanique visible. Ce mouvement est alors tracé sur un support d’enregistrement.
Le galvanomètre agit donc comme un amplificateur et traducteur visuel du signal sismique.
Le sismomètre Galitzine marque une transition essentielle entre les premiers sismographes mécaniques du XIXe siècle et les instruments électromagnétiques modernes encore utilisés aujourd’hui.